Concept - Track by Track


Voici une tentative d’explication du concept-album d’AnachroniA. Bien entendu, chacun est libre de trouver une signification personnelle aux textes (ce que nous encourageons d’ailleurs vivement!), ou d’écouter les chansons comme si elles étaient indépendantes.


The Endless Agony


L’album The Endless Agony fait référence à la spirale d’autodestruction d’un personnage (masculin ou féminin) fictif. Autour de ce thème central viennent s’ajouter d’autres éléments : le rêve et l’inconscient, la solitude et la folie, l’amour, l’amitié et la haine (autant de sentiments qui font la spécificité de l’espèce humaine), le temps et la destinée (tout est écrit à l’avance, personne n’échappe à son destin), la vie et la mort, ou encore la destruction de l’environnement par l’homme.

Pour mieux comprendre l’histoire générale, plongeons-nous dans les morceaux du CD, et dans leurs paroles (bien sûr, le texte explicatif des chansons et les paroles des chansons sont la propriété exclusive d’AnachroniA!).


1- Lunacy (9:45)
Ce premier titre est à la fois très mélodique et très sombre. Les textes évoquent l’aliénation mentale. Suite à deux événements tragiques de sa vie, le personnage de l’album ne peut s’empêcher de s’emmurer progressivement dans la folie, la solitude, et le silence. Son esprit est totalement déconnecté de la réalité, et il se retrouve peu à peu enfermé dans son propre univers (sorte de maladie mentale). Désœuvré et sans force mentale, il devient alors l’esclave d’une sorte de démon, qui est l’esprit malfaisant d’un mort, et se retrouve emprisonné dans une geôle, qui est en fait sa propre conscience (ou inconscience). Un de ses amis expose son état (couplets), et tente de lui montrer sa dégénérescence (refrains). Finalement, il parvient à se libérer de ce démon, qui a pris possession de sa conscience, par sa propre volonté. Mais il n’est pas totalement guéri : dans le dernier refrain, il exprime le mal qui le ronge, et se demande s’il trouvera finalement la clef (c’est-à-dire le remède) de ce mal.

>>> Lire les paroles de "Lunacy"
>>> Lire la traduction de "Lunacy"


2- Endless Agony (10:45)
« L’Agonie Sans Fin », chanson éponyme du premier album d’AnachroniA, raconte la suite de l’histoire de notre personnage. Par une nuit sans lune, après un violent orage et alors qu’il s’endort, il est repris par ses démons et la folie qui le ronge l’entraîne dans un monde de cauchemars. Cette descente aux enfers est consciente : il exprime ce qu’il ressent. Après avoir erré dans une forêt sombre et labyrinthique (symbole de sa conscience tourmentée), il est attiré par une voix (« The Voice »). Cette voix se révèle être une très belle femme qui lui propose de l’aide (Cf. illustration de la pochette de l’album…). En réalité, elle ne veut que sa mort (comme les sirènes de l’Odyssée d’Ulysse) et lui souhaite des tourments éternels. Le personnage ne peut s’empêcher d’aller vers elle et s’aperçoit trop tard qu’il est tombé dans un piège ! Au final, il ne se réveillera jamais, il est dans une sorte de coma mortel auquel personne ne peut s’échapper (à moins d’avoir une très grande force d’esprit, ce qu’il n’a pas !). Alors que son corps physique est au bord de la mort, son esprit l’entraîne dans un voyage (ou plutôt un délire) onirique, qui le conduit notamment à se remémorer les événements tragiques de sa vie (qui l’ont amené dans cette spirale infernale).

>>> Lire les paroles de "Endless Agony"


3- Angels Cry (4:41)
La chanson la plus calme du groupe, sur un sujet grave : l’inceste. Bloqué dans l’Agonie Sans Fin, le personnage retourne en rêve dans sa propre enfance et revit l’horreur de cette époque de sa vie. Il se rappelle cet événement particulier, et ses conséquences : la solitude, la haine, le doute, l’imploration de Dieu de lui donner la possibilité d’oublier. En effet, il ne pouvait s’y résoudre autrement que par la mort ! Il se demande ce qu’est une enfance « normale » et tente d’écarter ces souvenirs douloureux de son esprit.

>>> Lire les paroles de "Angels Cry"


4- Time’ So Long (5:40)
Une compo assez heavy issue du premier répertoire d’AnachroniA. Notre personnage a été profondément marqué par l’épisode expliqué ci-dessus, notamment pendant son adolescence. Il exprime ses difficultés à oublier : son bourreau vit toujours en lui et le tourmente constamment ! Il lui faudra donc du temps pour oublier, mais les larmes ne sont pas une solution.

>>> Lire les paroles de "Time' So Long"


5- Around My World, part I (4:56)
Ce morceau est basé sur des riffs plutôt enjoués, alors que les mélodies de chant sont langoureuses, et que les textes sont assez sombres (on y sent cependant une lueur d’espoir). Autre événement tragique du personnage, la mort de la personne qu’il aimait. Il n’y a généralement pas de transparence totale entre les êtres, même au sein d’un couple qui s’aime profondément depuis des années. Le personnage avait cependant réussi à réaliser cette transparence totale avec la personne qu’il aimait : tous deux se disaient tout (notre personnage avait réussi à oublier son passé en en parlant avec sa moitié) et s’étaient bâti leur propre monde. Malheureusement, le jour où cette personne est morte, il s’est retrouvé perdu et seul dans ce monde.

>>> Lire les paroles de "Around My World, part I"


6- Around My World, part II (2:06)
Dans la deuxième partie, il exprime son désarroi, sa solitude et son désespoir face à cette mort. Il sait cependant qu’il retrouvera, dans un ailleurs indéfini, l’amour de sa vie.

>>> Lire les paroles de "Around My World, part II"


7- Lost Time (5:34)
Notre personnage se trouve toujours dans un monde onirique, et plus ou moins cauchemardesque. Entraîné par son esprit, il poursuit son voyage et remarque qu’il a la capacité de ressentir les esprits des gens qui vivaient il y a plusieurs siècles, ainsi que ceux qui vivront dans les années à venir.

>>> Lire les paroles de "Lost Time"


8- Sailormen (4:54)
Ce titre est, comme Time’So Long, une des premières compos du groupe. La capacité qu’a le personnage de ressentir la présence d’esprits passés et futurs l’amène dans le quotidien de jeunes corsaires du début du XVIIIe siècle. Ceux-ci embarquent pour un voyage plein de promesses d’or, de trésors et d’aventures, sans savoir qu’il s’agit en réalité d’un voyage sans retour...

>>> Lire les paroles de "Sailormen"


9- Eternity (7:23)
Ce titre clos le CD. C’est la fin du voyage pour notre personnage, qui, avant que son corps ne meurt, rêve ou cauchemarde une dernière fois. Il a une vision qui lui montre l’état de la Terre lorsque l’espèce humaine aura disparu. Et ce qu’il voit ne le réjouit pas puisque la terre deviendra une immense décharge dans laquelle pousseront des arbres plus très naturels... Mais la Nature, par son incroyable capacité d’adaptation, aura quand même triomphé du virus qui la rongeait : l’homme.
A la fin de la chanson, le riff principal continue pendant une à deux minutes puis le son baisse progressivement pour symboliser l’éternité - 1°, de la durée de vie de notre terre par rapport à celle de l’espèce humaine (qui disparaîtra bien avant la planète bleue elle - même) - 2°, que va passer l’esprit du personnage dans un monde de cauchemars (son corps meurt mais son esprit reste prisonnier de l’Agonie Sans Fin).

>>> Lire les paroles de "Eternity"


Temps total de l’album : environ 62 minutes.


Pour expliquer au mieux l’enchaînement des événements auxquels est confronté le personnage, on aurait pu classer les chansons selon l’ordre chronologique de sa vie (ordre qui aurait pu apparaître sur le CD) :

1 - Angels Cry
2 - Time’ So Long
3 - Around My World, part 1
4 - Around My World, part 2
Ceci correspond aux événements tragiques qu’a vécu notre personnage.

5 – Lunacy
Ce titre explique le début de son autodestruction (causée par ce qu’il a vécu auparavant).

6 - Endless Agony
7 - Lost Time
8 - Sailormen
9 – Eternity
Avec le titre Endless Agony, on entre donc dans l’inconscient du personnage. Il revoit en rêve les moments tragiques de sa vie (son enfance : Angels Cry, son adolescence : Time’So Long, sa période adulte : Around My World I et II), puis il tombe dans un délire onirique avant de sombrer définitivement dans l’Agonie Sans Fin.